mardi 21 mars 2017

Feu sans traces ou comment camoufler son foyer




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Quand on arrive sur le lieu du bivouac, on commence souvent à imaginer comment et où on va disposer son abri et le feu de camp.

Là, deux écoles existent. La première, si il y a déjà d’anciennes traces de feu de camp, voire un vieux foyer formé d’un cercle de pierres et que ce dernier est bien placé, on opte pour lui redonner vie. En effet, rien ne sert de refaire une nouvelle marque de foyer à quelques mètres, il suffit souvent de reformer un peu le cercle de pierre et le tour est joué.

La deuxième méthode consiste à rendre après son passage un lieu avec le moins de traces et d’impact visible de notre venue. Certes, un spot de bivouac a un certain charme avec son rond de pierre bruni par le feu. Il évoque parfois des souvenirs et on peut aussi se laisser porter en imaginant que ce lieu a été habité par d’autres randonneurs…

Mais si justement, il n’y a pas d’ancien foyer, on pourra donc se donner comme objectif de minimiser notre impact sur le milieu et de le laisser le plus naturel possible pour le respect de la vie sauvage et des autres usagés.

Comment s’y prendre ?


En évitant de détériorer la première couche de terre, la plus riche et la plus vivante. Tout simplement en s’installant là où la chaleur des braises ne la détruira pas, comme par exemple sur un endroit caillouteux, un bord de sentier (zone dégagée de surcroit) ou en créant un isolant, pour limiter la conduction, entre cette couche de terre et la base du foyer. Pour cela on peut créer une table à feu, c’est une couche de terre de plusieurs centimètres d’épaisseur (la terre des taupinières est excellente pour ça), mais aussi on pourra créer un lit de pierres plates sur plusieurs couches…

  1. Penser aussi à jeter un coup d’œil en hauteur, est-ce-que les branches de cet arbre ne vont pas souffrir de la chaleur des flammes ? Et ce jeune buisson à côté n’est-il pas trop prêt, la chaleur ne va pas lui dessécher quelques rameaux et ralentir sa croissance ?
  2. Ne prélever que du bois mort, il brule bien mieux que le bois vert, fait moins de fumée et préserve ceux qui vivent encore.
  3. Soyez propre quand vous prélevez du bois, sans aller à camoufler le bout des branches coupées avec de la boue, on évitera de tout chambouler comme si un bulldozer était passé par là. Pensez aussi à vos poubelles, même minimes, ne jetez rien dans le feu.
  4. Récoltez uniquement la quantité dont vous avez besoin, un petit feu d’une vingtaine de centimètres de diamètre suffit souvent amplement pour cuisiner, se réchauffer et faire sécher ses affaires.

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Le lendemain matin, une fois votre feu éteint (cf. articleéteindre son feu) :

  1. Commencez par enlever les pierres en les replaçant de manière naturelle (face brune non visible).
  2. Grattez la partie carbonisée des gros morceaux de bois restants avant de les dissimuler
  3. Éparpillez les charbons et cendres.
  4. Grattez un peu la terre et recouvrez l’emplacement avec des débris végétaux.
  5. Assurez-vous que l’endroit soit anodin, que rien n’attire l’œil.

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Enfin une autre technique, que j’affectionne moins, consiste à découper (à la pelle) une partie enherbée de la taille du foyer et de la déposer non loin de là, pour ensuite le lendemain, une fois le foyer éteint, recouvrir ses traces en replaçant la partie enherbée.


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